Festival « Musiques des Lumières » Sorèze 13/21 juillet

Entre les murs, partager l’émotion…

 

La Chapelle, la Salle des Illustres, l’Abbatiale, la Cour des Rouges… En ces lieux, chargés d’histoire, aux acoustiques et capacités d’accueil différentes, s’entend chaque année, depuis 15 ans, une grande diversité de répertoires, servie par des artistes de renom, régionaux, nationaux ou internationaux.

Joël Suhubiette, directeur artistique du festival, a à coeur de proposer, pour chaque édition, une programmation de qualité, éclectique sur le plan musical, variée dans les formes, adaptée aux lieux… du récital vocal ou instrumental à l’oratorio, du symphonique à l’opéra ; une formule conviviale, pensée pour tous les publics, mélomanes d’ici ou d’ailleurs, fidèles ou de passage en Région Occitanie.

Ainsi, l’Abbaye-école de Sorèze aura t-elle accueilli, entre autres, depuis 2006, Alexandre Tharaud, Accentus, le RIAS Kammerchor, The Sixteen, Les Arts Florissants, Les Talens Lyriques, Les Percussions de Strasbourg, Opéra Eclaté, Didier Labbé Quartet, Akademie Für Alte Musik Berlin ou encore l’Orchestre National du Capitole de Toulouse…

 

En ce début d’été 2018, le festival « Musiques des Lumières » poursuit donc, en deux weekends, son « chemin musical » :

 

• Hélène Tysman au piano est accompagnée par le quintette Les Percussions Claviers de Lyon pour un « Ravel Transatlantique » ;
Opéra de poche pour trois chanteurs et quatre instrumentistes, « Le devin du village », sur des textes de Jean-Jacques Rousseau, est mis en scène par Benjamin Moreau, Compagnie Lyrique Les Monts du Reuil, en partenariat avec Scénograph ;
• Le Quatuor Debussy fait escale à Sorèze pour un « hommage à Debussy » et quelques-unes des plus belles pages de musique française pour quatuor à cordes ;
• L’Orchestre national du Capitole de Toulouse, dirigé par David Niemann, clôture le festival avec la symphonie n°7 « Pastorale » de Beethoven et l’ouverture de « Cosi fan tutte » de Mozart.

 

Très inspiré lui-même par le répertoire vocal, Joël Suhubiette a souhaité donner à la voix, sous toutes ses formes, une place toute particulière dans cette édition :

 

• La Main Harmonique, entre musique ancienne, madrigaux et composition d’aujourd’hui, vidéo et narration, raconte « Une autre Odyssée », Requiem pour les migrants morts en Méditerranée ;
• Avec « Bêtes à plumes, bêtes à poils », un programme de chansons de la Renaissance spécialement concocté pour l’occasion, Dominique Visse et l’Ensemble Clément Jannequin proposent de faire écho avec humour à l’œuvre de Dom Robert dont le Musée au cœur de l’Abbaye-école est désormais incontournable ;
• Le chœur de chambre Les éléments, à 2, 4 ou 6 chœurs, tout en équilibre et en couleurs, donne vie à la « Polychoralité » de Josquin Des Prés à Frank Martin, de Mendelssohn ou Rachmaninov à Markeas.

 

Enfin, le partenariat avec le Festival Radio France Occitanie Montpellier permet d’accueillir également à Sorèze :

 

• Carole Cerasi et Kazuya Gunji, chacun participant au projet du Festival Radio France Occitanie Montpellier de redonner, lors de 35 concerts dans des lieux patrimoniaux exceptionnels de la Région Occitanie, les 555 sonates pour clavecin de Domenico Scarlatti. Leurs récitals seront enregistrés par France Musique ;
• L’ensemble A Nocte Temporis, dans un programme mêlant œuvres vocales et instrumentales autour de la cantate française du XVIIIème siècle ;
• La Maîtrise de Radio France, entre « Fables de La Fontaine » mises en musique par Marie-Madeleine Duruflé et Julien Joubert, « Petites Voix » de Francis Poulenc et chansons de Gabriel Pierné et Henri Dutilleux.

Découvrez le programme complet, dates, horaires et tarifs

 


Avant et après le Festival…
Les éléments en résidence à Sorèze,
Questions à Joël Suhubiette

 

Les éléments sont en résidence à Sorèze depuis 12 ans. C’est dans ce cadre que vous vous êtes vu confier, dès 2006, la direction artistique du Festival « Musiques des Lumières » par le Syndicat Mixte de l’Abbaye-école de Sorèze. Que peut-on dire de ce long compagnonnage ?

D’abord qu’il s’agit d’une expérience formidable, dans un lieu exceptionnel ! Pour le musicien que je suis, c’est une chance d’avoir une mission de direction artistique de festival et de programmer autant d’artistes de renom, un vrai challenge aussi que d’user de la spécificité des lieux… C’est assez rare de trouver autant d’ambiances différentes sur un seul site… Entre la Salle des Illustres, la Cour des Rouges, l’Abbatiale…, chaque espace a sa propre âme. L’enjeu, c’est de trouver la musique qui sonne le mieux dans chaque lieu mais aussi que le lieu influe sur le répertoire . Je crois, que la magie opère à chaque fois ! J’espère, en tout cas, que c’est le ressenti du public !

Vous dites, évoquant votre chœur de chambre, que « Sorèze, c’est un peu comme une deuxième maison » ?

En effet, oui, des liens forts se sont tissés au fil du temps entre l’Ensemble et l’Abbaye-école, son Administration, ses équipes. Le chœur de chambre se produit durant le festival mais surtout vient y travailler, en toute saison, pour préparer ses nouveaux programmes. L’abbatiale est un lieu idéal pour cela. On est en immersion totale et, en même temps, un peu comme chez nous !

La formation… ce fût la vocation première de l’Abbaye-école. Comment vous inscrivez-vous dans le dispositif pédagogique et culturel existant, aujourd’hui ?

La médiation, c’est bien sûr un des volets de l’activité des éléments. Des projets, en ce sens, se sont concrétisés à Sorèze. Archipels y tient son « académie d’été » permettant aux étudiants et amateurs confirmés d’expérimenter une pratique de musique d’ensemble exigeante, essentielle à leur formation ; Le concert de Noël donné à l’Abbaye par Archipels tient lieu de « restitution », en quelque sorte, du travail accompli.

Et demain ? comment poursuivre la démarche engagée au sein de l’Abbaye-école ?

Les idées ne manquent pas tant ces lieux sont source d’inspiration et de création. Les éléments espérent avoir l’opportunité de s’y impliquer toujours davantage. Musique, formation, professionnalisation, ce pourrait être un nouveau volet de notre résidence…

 


Le Festival « Musiques des Lumières » en quelques chiffres

 

> 3000 spectateurs environ chaque année
> un public département ou régional principalement.…
2931 spectateurs en 2017 : Tarn (827), Haute Garonne (498), Aude (67), Pyrenees atlantiques (42), Paris (21), Tarn et garonne (17), Haute Vienne (14), Lot(11), Seine et marne (11), Gironde (10) – le reste des spectateurs vient d’autres départements français.
> Un taux de remplissage global d’environ 80% selon les années (entre 53% et 100% par concert)
> Plus de 250 professionnels présents, tous métiers confondus, durant le Festival : 200 artistes / environ 10 techniciens éclairagiste et son / 6 personnes accueil-billetterie / une société privé pour le contrôle des sacs / 2 accordeurs d’instruments / 6 chauffeurs / entre 15 et 20 serveurs (repas champêtre et festibar) / 1 comptable / Journalistes et cameramans….
> Toute l’équipe habituellement rattachée au musée mobilisée (soit 13 personnes) + 3 équipes de bénévoles : 1 pour l’affichage et la distribution des supports de communication, 1 pour les montages et démontages techniques et le service des repas champêtre et 1 pour le service au Festibar (« buvette » : nouveauté 2018)